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Pour
un essai, ce fut un double coup, de maître pour son éclatante
réussite… et aussi de tonnerre en guise de final !
Par
ce lumineux dimanche de juillet, près d’une soixantaine d’adhérents
et de sympathisants de « Amitié France-Bénin » s’étaient réunis pour
faire la fête, une fête champêtre, en toute simplicité. Parce que
c’est l’été, qu’en été on apprécie beaucoup s’amuser entre amis et
connaissances de bonne compagnie, bien sûr et ce n’est pas rien,
mais la motivation première restait quand même de la part de chacun
un acte de soutien à la belle et noble cause qui est celle de notre
association.
Ah, quelle fête ! Une fête placée à bien des égards sous le signe de
la chaleur. A commencer par celle, quasiment caniculaire, dispensée
par l’astre solaire. Fort heureusement, les grands arbres bien
touffus du Ranch des 3 Cloches, à Lavérune, prodiguaient
généreusement leur ombre douce et bienfaisante sur le théâtre des
opérations. Ceux
qui sont arrivés parmi les premiers ont pu surprendre le traiteur
« maison », Alex, dans ses œuvres. Depuis les premières heures de la
matinée il était à pied d’œuvre. Il avait apporté un gros tas de
pieds de vigne, un mouton de belle taille, un grand sac de moules,
et surtout la légendaire sauce de sa fabrication dont il garde
jalousement le secret, laquelle a servi à arroser et parfumer si
délicieusement ces mollusques. Il était équipé de tout un
indispensable attirail hétéroclite, assez bizarre aux yeux des
néophytes. |
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Déjà un grand feu parfaitement domestiqué commençait à faire
délicatement dorer le mouton embroché, bras en croix, dont l’odeur
suave embaumait l’atmosphère, aiguisant par là même les appétits et
laissant présager qu’il ne resterait pas pour les chiens beaucoup de
restes. Ce qui s’est confirmé par la suite.
Pas moins de cinq heures devant le brasier, à l’entretenir, à
surveiller la cuisson, à badigeonner cette chair tendre pour qu’elle
reste moelleuse, etc.
Chaleur encore. Tout un art et une science qui n’en ont pas l’air et
qu’a parfaitement maîtrisés le maître-queux Alex.
Petit
à petit les convives arrivent, d’un pas tranquille et nonchalant…
accueillis avec sourire et un petit mot gentil prononcé par le grand
maître de cérémonie et président de l’association, René Ahivi, en
grand costume béninois d’apparat. |
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Sympathiques retrouvailles, colorées, éclats de voix et francs
rires, embrassades, aiguisage des langues, convivialité,
camaraderie.
Chaleur toujours. En somme une ambiance du tonnerre (celui-là on ne
peut décidément pas l’oublier – pardon pour la répétition –
puisqu’il n’a pas manqué, hélas ! de se rappeler à notre bon
souvenir un peu plus tard). En attendant c’est la sono sur batterie
de René qui ajoute encore un peu plus d’animation par les musiques
béninoises qu’elle laisse entendre à la cantonade. |
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En
cours d’apéritif, amuse-gueule d’une main et pastisson de l’autre,
cette satanée chaleur monte encore d’un cran. Non pas qu’il y ait
des excès, mais parce que c’est le moment le plus naturel pour que
se manifeste une familiarité de bon aloi, le moment où tombent la
timidité, l’appréhension à discuter avec quelqu’un qu’on ne connaît
pas bien, où tout le monde se sent davantage à l’aise. Mais il faut
bien l’avouer aussi, moment où les voix profèrent quelques décibels
supplémentaires !
Faute à la chaleur sans doute.
Eh
bien justement ! « Chaud devant » ! C’est ce cri, lancé par
Alex débarquant près des tables les bras chargés d’un grand plateau
de moules fumantes et odorantes prêtes à être dégustées, qui stoppe
net les conversations. Tout le monde se retrouve instantanément
amassé debout autour des tables, à lécher les coquilles à n’en plus
pouvoir, de même que ses doigts, sans vergogne et surtout sans
aucunes manières, pour ne pas perdre une miette, ou plutôt une
goutte de la divine sauce. Quel tableau ! |
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Les
bouchons des bouteilles de vin blanc et rosé sautent joyeusement,
les gobelets se remplissent, les gosiers assoiffés les éclusent sans
mollir.
Une fois encore l’association AFB remercie le Domaine de Mujolan, de
Fabrègues, pour l’aide substantielle qu’elle lui a apportée en
offrant généreusement de nombreux flacons de ce précieux et si
apprécié liquide.
Il
est déjà 14 heures au moment de passer à table. Victoire s’agite et
papillonne de l’un à l’autre pour régler les menus problèmes qui se
présentent toujours en pareille circonstance. Alex et sa compagne
Christine, aidés par Danielle, s’activent, eux, autour du mouton,
cuit à point, et le découpent en morceaux. Déjà le grand plat de
service circule de main en main avant que son contenu ne circule de
main en bouche.
Les
conversations, qui avaient repris du poil de la bête l’instant
d’avant, cessent de nouveau et maintenant seuls dominent des bruits
de mandibules accompagnés de « Mmmmm, que c’est bon ! » fusant ici
et là.
Et cette fois ce sont les bouteilles de vin rouge, également
offertes par le Domaine de Mujolan, qui entrent en danse. Que du
bonheur ! |
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| C’est
le moment que choisit le président René Ahivi pour taper un grand
coup dans ses mains afin d’attirer l’attention sur les quelques
paroles qu’il va prononcer de sa voix tonitruante. Que se passe-t-il
donc ? Rien de grave, au contraire, il renouvelle simplement la
bienvenue à chacun et le remercie d’avoir répondu présent à l’appel
d’AFB. |
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